De même, nous qui sommes plusieurs, nous formons tous ensemble un seul corps en étant unis au Christ. Et nous sommes tous unis les uns aux autres, chacun à sa place, comme les parties d’un même corps.    Romains 12:5          Si vous voulez recevoir la newsletter de l’Église Protestante Unie de Lyon... laissez votre email en cliquant sur contact              Nous sommes en ambassade, et par nous, c’est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous en supplions, laissez-vous réconcilier avec Dieu.    2 Co 5:20               Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé.        Jean 17:21      Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé.    Jean 15:12
 
FOI PROTESTANTE ET HISTOIRE PROTESTANTS A LYON
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HISTOIRE DU PROTESTANTISME A LYON

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1/ Le protestantisme est lié aux débuts du christianisme

Dés 177 une communauté chrétienne existait à Lyon. C’est à Lyon qu’eurent lieu le procès et le martyre des premiers chrétiens de Gaule en 177, dont la plus connue est Blandine.

Les protestants reconnaissent un précurseur en Pierre Valdo (fin 12e - début 13e siècle). Ce riche marchand lyonnais décide d’abandonner tous ses biens aux pauvres et prêche la pauvreté à ses concitoyens, priant et lisant l’Ecriture dans la langue de tous les jours. Pierre Valdo est une figure qui se rattache au grand mouvement de la "pauvreté évangélique", comme François d’Assise.

2/ Le rôle de Lyon dans le développement de la Réforme,

n’a pas été aussi important qu’on le dit parfois On ne trouve aucune trace de la Réforme avant 1520-1525, date à laquelle on signale l’importation de "livres hérétiques". Les idées nouvelles apparaissent seulement en 1524 (à Paris en 1521), avec la prédication du carême à Sainte-Croix (à coté de Saint-Jean). Début 1540, trois "hérétiques" sont brûlés à Lyon, mais on ne sait rien d’eux... En 1546, le premier pasteur présent à Lyon est Pierre Fourneret avec une cinquantaine de fidèles.

En 1552, cinq pasteurs venant de Lausanne et Genève regagnent le sud-ouest de la France ; trahis, ils sont arrêtés à Lyon et exécutés en mai 1553 aux Terreaux. A Lyon, la Réforme prend un caractère particulier. Les éléments populaires et le monde des imprimeurs adhérent les premiers. Ils entraînent à leur suite quelques familles de notables bourgeois, y compris des Consuls, qui deviendront les chefs du "parti protestant".

A partir de 1559, la situation se tend, les incidents se multiplient. La nuit du 29 au 30 avril 1562, c’est " le coup de force protestant" : la ville sera administrée pendant 13 mois par 12 Consuls protestants. Lyon finit par rentrer sous l’autorité du Roi en juin 1563. Mais le 10 août 1563, tout le protestantisme français est là pour le 4e synode national.

Les Protestants sont autorisés à construire 3 temples (un à Bourneuf, temple `Fleur de Lys"), un aux Terreaux "sur les fossés de la Lanterne" (où l’on trouve en 1991 des restes de corps inhumés près du temple) et un sur le tènement "Paradis" (rue Establerie) bien connu grâce au tableau de Genève.

3/ La cohabitation

entre catholiques et protestants fut difficile, l’intolérance étant la règle Février 1567, sac du temple des Terreaux, puis "coup de force catholique" de la Saint-Michel, avant même le début de la seconde guerre de religion. Les Protestants sont "fichés", certains expulsés, et ils n’ont plus le droit d’exercer librement leur culte dans la cité. Août 1572, les "Vêpres lyonnaises font quelques centaines de victimes. Les plus célèbres sont le pasteur Jacques Langlois, à Lyon depuis 1563, assassiné sur le pont de Saône et jeté à l’eau, ainsi que Claude Goudimel, l’harmonisateur des Psaumes de la Réforme. Le culte protestant est interdit à Lyon. Les protestants devront aller à Oullins, puis à Saint-Romain-au-Mont-d’Or, dont le temple sera détruit en 1686 en application de l’Édit de 1685 (révocation de l’Édit de Nantes).

4/ L’édit de tolérance (1787) donne un état-civil aux protestants 2 ans avant la Révolution

La communauté protestante de Lyon a à peine le temps d’apprécier cette situation nouvelle, que la liberté de conscience lui est donnée en 1789, avec l’article 10 de le "Déclaration des Droits de l’Homme", puis la liberté de culte accordée, enfin, en 1791 !

En 1803 (28 pluviose an XI), la Loge du Change est affectée au culte réformé, et devient donc "le Temple du Change" !

5/ 19e siècle : Des Eglises protestantes de diverses sensibilités

L’Église réformée de Lyon est alors une Église concordataire (pasteurs payés par le gouvernement) En 1832, le pasteur Adolphe Monod, en rupture avec l’Église réformée fonde l’Église évangélique de Lyon, installée passage Thiaffait, où l’hospitalité est donnée aux Allemands pour célébrer le culte dans leur langue. C’est l’origine de l’Église luthérienne de Lyon, établie depuis 1892 rue Fénelon. De même, les Anglais jouissent de cette hospitalité. Ce sont les débuts de l’Eglise anglicane à Lyon. En 1857, l’Église Evangélique s’installe dans la chapelle de la rue Lanterne.

6/ Les protestants s’impliquent dans les œuvres

1825 voit naître "La Société protestante de prévoyance et de secours mutuels" (la première en France). En 1830 est fondée la "Bibliothèque populaire protestante de Lyon ". "L’Infirmerie protestante " apparaît, rue des Fantasques, dès 1844, et s’installe au cours des Chartreux (cours Général Giraud) en 1884. Sont ouvertes aussi les maisons (on disait alors "asiles") pour personnes âgées DETHEL et MORLOT. 1884 est encore l’année de l’inauguration du "Nouveau temple" (quai Augagneur) par le pasteur Jules Aeschimann père. Le projet a été conçu par l’architecte lyonnais Gaspard André. Il intègre les écoles protestantes, logées dans l’immeuble adossé au temple, aujourd’hui 6 cours de la Liberté.

7/ les protestants à Lyon au 20e siècle

En 1905, en application de la "Loi de Séparation de l’Église et de l’État", des "associations cultuelles" sont fondées à Lyon dès 1906, auxquelles l’État attribue les temples, sauf celui du Change, propriété de la Ville de Lyon. En 1938, l’Église réformée de France retrouve une certaine unité lors du synode national tenu au temple du Change. L’Église réformée de Lyon, indépendante, et l’Église évangélique décident alors d’entrer l’une et l’autre dans la nouvelle Eglise Réformée de France, tout en conservant chacune son association cultuelle. Entre 1940 et 1945, des protestants prennent une part active aux mouvements de résistance. Dès juillet 40, des pasteurs, par leurs prédications, marquent leur refus du régime de Pétain et dénoncent les lois antisémites. Roland de Pury, pasteur de l’Église réformée de la rue Lanterne aux Terreaux, est arrêté par la Gestapo alors qu’il allait commencer le culte de Pentecôte. Son transfert - en robe pastorale - puis sa détention, ont un fort retentissement. Les protestants lyonnais et les mouvements de jeunesse (Éclaireurs unionistes, Union chrétienne de jeunes gens U.C.J.G.) Ne sont pas en reste : fausses cartes, lutte contre le S.T.O., soutien aux maquis du plateau du Chambon-sur-Lignon, aide au passage des juifs qui tentent de rejoindre la Suisse... Le temple du quai Victor Augagneur, avec sa double entrée cours de la Liberté, sert de refuge à des familles juives. En août 42, l’Armée secrète y établit son quartier général et le P.C. de la résistance.

8/ Après 1945, nouvelle période d’expansion

Le protestantisme connaît une nouvelle période d’expansion, avec l’implantation d’Églises nouvelles et une ouverture plus grande aux questions posées par la Société. L’Église Réformée s’implante à Villeurbanne, Montchat, Bron, St Fons, Oullins, la Guillotière, Vaise puis Tassin... Les oeuvres d’entraide se développent. Un Foyer protestant de la Mission populaire est crée à la Duchère. Le centre Pierre Valdo (au Point du Jour) trouve sa vocation dans l’accueil des réfugiés. D’autres Eglises se développent : l’Église baptiste à partir de 1942, rue Masséna, puis cours Vitton. L’Église évangélique libre de la rue Louis, l’Église évangélique du Réveil à Villeubanne en 1958, la Mission tzigane... L’Armée du Salut exerce ses actions dans le social et le témoignage à partir de ses deux postes.

9/ A partir de 1980

Les Églises protestantes resserrent leurs liens dans le cadre de la Fédération protestante de France et mettent en place des actions communes : pastorale, aumôneries hospitalière ou des prisons... Parallèlement, les contacts sont plus fréquents avec l’Église catholique et les autres Eglises chrétiennes. dialogues, cérémonies et mouvements oecuméniques se multiplient. Les protestants sont associés dès l’origine, en 1982, à Radios Chrétiennes en France (R.C.F., initialement Radio Fourvière). Enfin le dialogue inter-religieux et les relations fiaternelles, jusqu’alors essentiellement tournées vers le Judaïsme, se développent avec les représentants de l’Islam. L’Église réformée de Lyon est membre du C.R.E.L., le comité des Responsables des Eglises de Lyon, aux cotés des Eglises catholique, orthodoxe, baptiste, anglicane). En 1995, un premier Forum, organisé le ler octobre par les Eglises de la Fédération protestante de rance remporte un succès inattendu.

En 1998, à l’occasion du 400e anniversaire de l’Édit de Nantes, 40 Eglises, rouvres et mouvements de la Fédération protestante organisent à la Halle Tony Garnier un forum régional sur un thème qui leur est cher : "Convictions et tolérance " (concert de gospel avec Liz Mac Comb, village protestant, Table ronde). Le culte présidé par le pasteur Michel Bertrand rassemble 4.000 participants. En 2000, Lyon accueille le synode national de l’Église réfonnée de Lyon. Et c’est au Palais des congrès de Lyon que l’E.R.F. lance sa démarche " Débat 2000-2000 débats" avec 3000 participants venus de toute la France et de nombreux invités de tous les pays. Une incitation au débat sur les questions de société et a une visibilité du témoignage chrétien dans la cité. Une soirée avec 10 animations en centre ville est proposée aux Lyonnais. L’association "Lyon, 2000 débats" organise en partenariat avec l’Université catholique des tables-rondes sur des thèmes comme la laïcité, la liberté religieuse, la tentation génocidaire. Suite aux attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux U.S.A., l’Église réformée de Lyon et l’Église catholique initient une célébration inter-religieuse à la cathédrale St Jean pour appeler à la paix.

 

Une conférence du président de la Fédération protestante de France :

Quel chemin d’unité pour les protestants ?
Vendredi 21 mars à 20 h 30 au temple du Change
 
Depuis une quarantaine d’années, des mouvements vers l’unité se font jour au sein du protestantisme français et européen. En 1973, les Eglises réformées et luthériennes d’Europe se déclarent en pleine communion (Concorde de Leuenberg). Dans les années 90, la Fédération protestante de France met en place des pôles régionaux (ou antennes locales) pour favoriser les collaborations entre les Eglises membres. En 2003 se crée le CNEF (Conseil national des Evangéliques de France) qui rassemble une grande partie des Eglises évangéliques de notre pays. Les Eglises luthériennes et réformées d’Alsace constituent en 2006 l’Union des Eglises protestantes d’Alsace Lorraine. En 2013 à Lyon, l’Eglise protestante unie de France – Communion luthérienne et réformée célèbre sa naissance.
Quelles seront les prochaines étapes sur ce chemin d’unité ?
Comment ces initiatives de rassemblement au sein du protestantisme nourrissent-elles le dialogue œcuménique ?
Quels encouragements les Eglises ont-elles à s’offrir les unes aux autres dans leur marche commune ?
Quel témoignage ce protestantisme en mutation peut-il porter dans la société française aujourd’hui ?
Quelles avancées dans la perspective des 500 ans de la Réforme en 2017 qui seront marqués à Lyon par un grand rassemblement FPF ?

le fichier mp3 de la conférence est accessible ici.

 
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