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QUESTION sur la foi perdue et retrouvée

Bonjour. Ma question peut paraître bête et je m'en excuse d'avance. Comment retrouver la foi quand on l'a perdue ? J'aimerais tant retrouver la foi que j'avais à mes 16 ans maintenant j'en ai 30 et je n'arrive plus à avoir la foi en permanence. Le seul moment où j'ai l'impression de la retrouver c'est quand je vais au culte le dimanche. Mais j'aimerais tant l'avoir en permanence car je pense qu'il n'y a pas de meilleure compagnie que la foi. Alors comment faire ? Merci de votre réponse.

REPONSE :

merci Rémy pour votre message
votre question n'est pas bête.
la foi n'est pas quelque chose qu'on possède, on ne peut pas choisir de l'attraper ni de la garder quand on voudrait.
Dans l'histoire qui est la vôtre, il y a quelque chose qui vous a fait perdre confiance. 
Confiance en la vie, confiance en vous-même, aussi, peut-être ?
Quelle différence y a-t-il entre le jeune de 16 ans que vous étiez, et l'adulte de 30 ans que vous êtes ?
Il y a les obstacles que vous avez dû franchir, les espoirs réalisés ou déçus, et (surtout) les personnes rencontrées. 
Il y a les coups qu'on reçoit, et dont on veut ensuite se protéger.
Il y a la peur. Lorsqu'on a peur, on perd confiance. On se méfie. On ne prend pas le risque de s'exposer. 
On préfère ne pas reconnaître ses faiblesses. On ne veut pas être fragile. Or, nous le savons, c'est lorsque nous cessons de "vouloir être forts", lorsque nous reconnaissons notre fragilité, lorsque nous n'avons ni honte ni regret, lorsque notre orgueil cesse de nous dire à l'oreille il faut que tu sois le plus fort le plus beau, c'est à ce moment là que notre coeur est habité, et que le souffle de Dieu peut nous animer.
Qu'est-ce que la foi ? c'est véritablement la confiance en Dieu. 
La "perte de la foi", c'est comme une peur qui monte. 
La peur n'est pas "raisonnable"
La foi non plus, n'est pas "raisonnable"
C'est comme cette histoire de l'enfant qui a peur du noir. 
Il n'y a pas de raison pour qu'il ait peur, mais pourtant ça l'empêche de trouver le sommeil. 
Il le dit à sa Maman : – Maman, je n'arrive pas à dormir, j'ai peur quand c'est la nuit. 
La bonne réponse, celle que les Mamans savent bien dire, ce n'est pas : – il ne faut pas avoir peur.
Ce n'est pas non plus : – Il n'y a pas de danger, il n'y a personne.
c'est plutôt :  – Mon enfant, je t'aime.
Alors l'enfant peut dire : – Comme ça, j'ai moins peur.
Nous cherchons à aller vers Dieu, à nous approcher de lui.
nous pensons que le chemin est difficile et long.
nous pensons qu'il faut faire de grands efforts pour le rejoindre.
Alors que le seul travail qui nous est demandé, c'est de l'entendre nous dire : – Je t'aime.
Tout le reste nous est donné en plus. 
Mais peut-être que pour entendre Dieu nous parler, il faut faire un peu de silence ? 
Peut-être qu'il faut se débarrasser de ce qui nous encombre ? 
Peut être que le silence ne se fait pour vous que lorsque vous êtes au culte le dimanche ? 
Ne pensez pas que pour trouver la foi il faut changer. 
Pensez plutôt que la foi ne se trouve pas, elle se donne, et que c'est elle qui nous change. 
Je laisse à votre réflexion quelques citations qui donnent à penser
Une de Platon « On ne peut chercher que ce [Celui] que l’on sait devoir être cherché. »
Une attribuée à Denis l’Aréopagite (un moine du 5e siècle qui a pris le nom de Denis converti par St Paul Actes 17.34) : « Moins je connais Dieu plus je le connais. »
Une de St Augustin : c’est parce que l’on a trouvé Dieu qu’on le cherche
Une de Pascal : tu ne me chercherais pas, si tu ne m'avais pas déjà trouvé. 
Bonne journée à vous, et à bientôt
Pasteur Franck

QUESTION sur les concerts au Temple du Change

Bonjour. J'ai entendu parler d'un concert sur des musiques au temps de la Réforme, avec des Psaumes mais aussi d'autres chants non chrétiens. Je voudrais savoir si c'est normal d'entendre dans un temple des chants qui ne parlent pas de la foi ?

REPONSE :
Cher frère, ce sera pour une autre fois je l’espère, mais dommage que tu n'aies pas été présent au concert "comme un cerf altéré" le 17 novembre dernier, ou à celui du 15 octobre 2010 : les Psaumes, entre profane et sacré ! Tu aurais entendu de la très belle musique, servie par d’excellents musiciens, (instrumentistes et choristes). Les chants étaient pour l'essentiel des Psaumes avec paroles bibliques, mais d'autres étaient des chants populaires. Les réformateurs se sont servi des mélodies que le peuple connaissait pour mettre en musique les chants destinés au culte. Il est amusant de constater que certaines mélodies de Psaumes viennent de chansons avec "clins d'oeil" sur la vie des contemporains. Jamais vulgaires, parfois allusives aux choses de la séduction et de l'amour, ces mélodies font partie du répertoire sur lequel nos prédécesseurs ont placé des paroles bibliques il y a quelques siècles. Notre Eglise n'étant pas hors du monde, cela n’est pas choquant ni déplacé. Nous sommes partie prenante, présents et acteurs de notre monde. La lecture des Psaumes nous révèle qu’il est possible de prier Dieu depuis notre “bassesse”. (Psaume 130.1-4 ; Psaume 131.1 ; Psaume 144.3) Nous sommes appelés à la conversion, c'est vrai. Mais nous savons que Dieu n'attend pas que nous soyons parfaits : Il s'adresse à nous là où nous sommes, et tels que nous sommes.
La traduction de la Bible en "langue vulgaire" a elle aussi, à son époque, été jugée par certains comme un scandale : la Parole de Dieu méritait mieux, disait-on, que sa traduction dans les mots du bas-peuple. Et pourtant il y avait chez les réformateurs cette certitude : notre responsabilité est de transmettre la Parole. Ce que nos frères et nos soeurs entendront de cette Parole, nous pouvons l'espérer, mais ça ne nous appartient pas (Nombres 11.23). 

Pasteur Franck


QUESTION sur le statut de la femme

Peux tu m'expliquer pourquoi nous ne respectons pas la Parole de Dieu qui dit, je cite: "toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef (qui est le chef ?) : c'est comme si elle était rasée." Pourrais tu me dire ce qui a changé de la Bible à maintenant sur ce point ?

REPONSE :
Cher Martin, dans ce verset, tu peux remarquer une chose essentielle : il n’est pas interdit aux femmes de mener la prière (c'est-à-dire diriger la liturgie d’une célébration) ni de parler en prophète (cela veut dire porter la Parole de Dieu, parler pour Dieu, c'est-à-dire : dire la prédication). Cela veut dire que pour l’apôtre Paul, les femmes ne sont pas exclues de la célébration du culte : elles peuvent le diriger au même titre que les hommes. Il arrive même que Paul donne le titre d’apôtre à des femmes (Priscille et Marie par exemple en Romains 16,3). La seule chose qu’il demande c’est une tenue vestimentaire qui soit décente et pudique POUR SON EPOQUE (cheveux attachés et cachés par un voile). De la même manière il ne serait pas bien vécu aujourd’hui qu’une femme dirige le culte en mini-jupe trop courte ou en exhibant un string ou un décolleté sans soutien-gorge… Les codes de la décences et de la pudeur ont changé mais ils n’ont pas disparu : aujourd’hui encore ce serait vraiment très mal venu si une femme impudique souhaitait diriger le culte… ce serait déshonorer le seul véritable chef de l’Eglise : Jésus le Christ (1 Corinthiens 11, 3).

Pasteur Franck

 

QUESTION à propos de la mort d'un jeune de 17ans

Comment peut-on expliquer que Dieu nous ait repris un jeune homme de 17 ans en pleine santé ? Pourquoi maintenant et pas dans 60 ans ? Je ne comprends pas et au lycée, on n'y arrive pas non plus. Les expressions qui reviennent le plus sont "c'est pas juste" ou "la vie est injuste". Est-ce que tu pourrais m'aider à comprendre ou connais-tu un passage de la Bible qui peut le faire ? "Il a donné son Fils Unique pour nous sauver" (Jean 3,16)... Il sait donc ce qu'un fils représente. Pourquoi ne l'a-t-il pas sauvé lui aussi ?

REPONSE :
Chère Marie, j'imagine sans peine la douleur et le sentiment de révolte de tous, des parents comme des amis. Difficile de répondre simplement : bien malin qui peut prétendre donner des leçons dans ces cas-là. Mais tu cites Jean 3,16 :"Car Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils Unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais qu'il ait la vie éternelle." Tu as raison. C'est à mes yeux le texte le plus adapté : il dit bien que Dieu connaît ce que c'est que la douleur de perdre son fils. Lui non plus, il ne l'a pas empêché. Sa réponse fut la résurrection : c'est à cause de ça que je crois que la mort existe et qu'elle reste scandaleuse mais qu'elle n'aura jamais le dernier mot. La vie et l'amour doivent rester plus fort. C'est ce que Dieu veut, je crois. C'est pour ça qu'il faut vous battre. Bon courage à toi.

 

QUESTION sur les divorces et remariages

Une question m'a laissée sans réponse par rapport à l'Evangile de ce dimanche, chez les catholiques : "ce qui a été lié sur la terre sera lié dans les cieux et ce qui a été délié sur la terre le sera dans les cieux". (Matthieu 18, 18) Comment les protestants comprennent-ils ce verset ? Comment peuvent ils accepter le divorce et les remariages ? Je n'ai pas su répondre...

REPONSE :
Chère Céline… il y a beaucoup de réponses possibles à ta question !
La première c’est que les protestants ne sont pas fondamentalistes et qu’ils ne prennent pas la Bible pour un recueil de règles à appliquer sans réflexion.
La seconde, c’est que le verset tiré de l'Evangile de Matthieu ne parle absolument pas du mariage mais du pardon. Respecter les Ecritures nécessite donc de respecter l’intention du texte et ne pas le sortir de son contexte pour l’appliquer à une situation qui ne le concerne pas a priori.
La 3ème, c’est que les protestants n’acceptent pas plus les divorces qu’ils n’acceptent la mort. Les deux (la mort et les divorces) sont difficiles à vivre et néanmoins des réalités humaines. Il n’y a pas plus de sens à rejeter les divorcés qu’à rejeter les endeuillés. Tous vivent une situation difficile qu’ils doivent apprendre à traverser dans la foi jusqu’à la promesse de résurrection. Le rôle de l’église n’est donc pas d’enfermer les gens qui vivent une situation douloureuse dans un jugement moral qui accuse sans discernement rajoutant de la souffrance supplémentaire mais bien de les accompagner sur ce chemin difficile sans complaisance et avec amour. Notre église ne se place donc pas sur le terrain juridique ni sur le terrain du jugement moral mais sur le terrain pastoral et spirituel pour aborder la question du divorce.
La 4ème, c’est que le protestantisme ne marie pas les gens : ils arrivent au culte déjà mariés. Ils viennent demander la bénédiction de DIEU sur une histoire d’amour qui existe. En ce sens, nous ne lions pas quelque chose mais nous sommes témoins du DIEU du pardon inconditionnel, de la bénédiction qui rend éternelle l’histoire d’amour et de la résurrection toujours possible.

 

QUESTION à propos des divorces encore

Et quand Jésus dit : "Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni!" (Marc 10, 1-12), comment comprenez-vous ce verset ? N'est-ce pas la preuve que Jésus interdit le divorce ?

REPONSE :
Si on se penche sur Marc 10, on peut comprendre cet appel de Jésus comme un constat que, déjà à son époque, les divorces n’étaient pas rares. Si Jésus en appelle à ne pas séparer ce que Dieu a uni, c’est pour le moins, le signe que cela se faisait un peu trop systématiquement. En effet, à l’époque, seuls les hommes avaient le droit de répudier leur femme, le plus souvent sans aucun motif, les laissant sans ressource et sans possibilité de se remarier. C’était une catastrophe pour les femmes. Dans cette injonction de Jésus, il y a donc un message qui dit que le mariage n’est pas qu’une affaire de contrat mais bien une affaire spirituelle… Mettre le mariage sous le regard de Dieu pour l’appeler à traverser les crises : voilà l’objectif de ce verset qui me semble terriblement actuel…

 

QUESTION à propos d'un Dieu cruel qui exige des sacrifices...

Nous reprenons en famille la Bible racontée aux enfants d'Anne de Vries, et le récit du sacrifice d'Isaac et de la mise à l'épreuve de la confiance d'Abraham, m'interpelle. Dieu qui veut "tester" Abraham et qui attend le dernier moment pour arrêter le couteau (c'est sans doute imagé, mais tout de même...). Si tu avais dans tes archives, une explication de ce texte à m'envoyer, cela m'aiderait. Franchement, j'ai du mal à comprendre. Cela fait tellement écho au Dieu "méchant" avec lequel j'ai grandi...Où est le Dieu d'Amour dans cet épisode ? Dieu nous met-il ainsi à l'épreuve, par la maladie ? par toutes les épreuves que nous avons à traverser ?

REPONSE :
Que dire ? Ce passage a fait couler beaucoup d’encre et transpirer beaucoup de théologiens, tu t’en doutes ! Notamment pour essayer d’exonérer Dieu, de le dédouaner, d’amoindrir ce geste incompréhensible… La première chose à faire est d’essayer de remettre dans le contexte historique où les sacrifices d’enfants ne sont pas rares pour s’attirer la bienveillance des dieux (Juges 11,29-40 par exemple). La première chose qui apparaît ici c’est que Dieu refuse ce sacrifice (qui n’est pas réalisé effectivement) mettant un point d’arrêt à une pratique barbare habituelle pour l’époque. A partir de ce moment, les sacrifices d’enfants et d’humains sont interdits pour Israël, ce qui n’est pas le cas des autres peuples qui l’entourent. Mais il n’empêche que cette « épreuve » pose problème et les rabbins ont très vite interprété l’ordre de sacrifier Isaac comme venant de Satan et non de Dieu. Récemment, la psychanalyste Mary Balmary a voulu montrer qu’Abraham s’était trompé en comprenant l’ordre de Dieu comme une demande de sacrifice. Abraham porterait en lui l’image d’un Dieu cruel et cette demande de Dieu serait venue pour le « guérir » et changer sa compréhension de Dieu dans une sorte de « psychothérapie » (cure d’âme en grec !). Il faut prendre conscience que ce récit est composé au moment de l’Exil à Babylone, quand le peuple vit sa situation comme désespérée, sans aucun avenir, comme si Dieu l’avait abandonné. L’expérience d’Abraham reflète alors la situation d’une communauté qui se sent privée de son identité, de son avenir, de ses enfants et qui ne comprend plus rien à Dieu. Et c’est vrai que parfois Dieu est incompréhensible. C’est vrai aussi que parfois notre avenir semble complètement obturé, sans issue possible… Mais à vouloir construire un dieu bien gentil, tolérant, doux, juste, on se fabrique une idole à l’image d’un homme idéal…

 
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